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Coole à travers les âges

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Village de Champagne, commune du département de la Marne, Coole, avec une superficie totale de l’ordre de 3 000 hectares, fait partie de la Champagne dite  pouilleuse. Son sol crayeux et ses paysages longtemps désolés le vouaient à l’élevage du mouton avant que l’essor des amendements chimiques ne le transforme en zone agricole privilégiée.

Les mégalithes

Durant le néolithique, et à l’époque gauloise, la vallée de la Coole était relativement peuplée car la rivière était plus importante et renfermait écrevisses et castors. De nombreux ruisseaux parcouraient les petites vallées du territoire dont les lieux-dits portent encore aujourd’hui le nom de nau, ce qui signifie ruisseau.

De cette époque subsiste une pierre à sacrifices, d’un diamètre de l’ordre de 2 mètres, et datant de 12 000 à 6 000 ans avant Jésus-Christ. Elle est située au lieu-dit Les Hauts de Chaillaux, chaillaux signifiant grosse pierre. Il existe un certain nombre de mégalithes de ce type (dolmens, menhirs, allées couvertes…) dans la Marne et notre département se classe en troisième position française pour ce type de vestiges (derrière la Bretagne et l’Hérault).

L’époque gallo-romaine, les invasions, le moyen-âge

Le village est traversé par la voie romaine qui reliait Châlons à Bar-sur-Aube.

Coole était à l’époque un bourg qui possédait un château et une église (située à l’emplacement du cimetière actuel). Le dernier seigneur se nommait le vicomte de Launay ou de Launois. Le bourg ne comptait que quelques maisons. Le village en était distinct. Il se nommait Ville-sur-Arche et était situé de chaque côté de la rivière la Coole, au lieu-dit actuel La Chapelle .

La région eu toujours beaucoup à se défendre contre les invasions, notamment celles des Huns. Pour se protéger, les habitants creusèrent des souterrains dans lesquels ils pouvaient se réfugier avec des provisions. Ces galeries s’appellent les "trous de fée". Elles se rejoignaient dans des salles rondes plus spacieuses. Il y avait également à cette époque une abbaye, de sorte que les souterrains reliaient le château, la chapelle du château située dans le village de Ville-sur-Arche et l’abbaye.

Durant les guerres de religion, les paysans de Ville-sur-Arche se révoltèrent contre le seigneur. La chapelle, qui était le lieu de prière des de Launay fut totalement détruite. Il n’en reste à l’heure actuelle que les souterrains. Le village subit également des dommages, si bien que tous les habitants vinrent s’installer au bourg de Coole.

A cette époque il y avait un fossé autour du donjon de bois situé sur la rive gauche de la Coole, en contrebas du cimetière actuel. Un autre entourait le bourg passant notamment par la « rue des évadés » et se poursuivant derrière l’école.

De la révolution à nos jours

Au début du 18ème siècle, le château fut détruit par un incendie alors que le dernier vicomte de Launay mourrait également vers la même époque à l’âge de 17 ans.

Durant la première moitié du 19ème siècle, l’église tombée en ruine fut reconstruite en 1848 à son emplacement actuel. La paroisse était si pauvre que Napoléon III offrit le chemin de croix du nouvel édifice.

La guerre de 1870 coûta la vie à un ou deux hommes. Celle de 1914 fut beaucoup plus meurtrière et le village subit des dégâts dus aux bombardements. Il fut épargné par celle de 1939.

Un monument a été érigé en 1990 devant l’église. Il commémore l’acte de résistance au cours duquel l’abbé Jean Weber, le Maire A. Léonzi et le Docteur Plouvier recueillirent, cachèrent, soignèrent J.B. Biaggi, un des responsables du réseau d’Orion, et ses camarades, organisateurs de la plus célèbre des évasions des trains de déportés, celle des « 45 » dans la nuit du 4 au 5 juin 1944.

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